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Assimilation forcée? Un élève juif brésilien contraint d’assister à une prière chrétienne dans son école

Assimilation forcée? Un élève juif brésilien contraint d’assister à une prière chrétienne dans son école

C’est par le site YNET que cette information a été retransmise, en direct du Brésil: un élève juif de 3ème du collège public « Ciep Cecilio » dans la ville de Paulo de Frontin au Brésil a été contraint de prendre part à une prière chrétienne, le « Notre père », avec ses camarades. Les professeurs ont requis sa présence tout en sachant qu’il était juif.

Le jeune homme, sollicité chaque jour depuis un mois, s’est trouvé incapable de faire plus longtemps face à cette situation malgré les injonctions du personnel enseignant.  « Il a quitté la classe et est rentré à la maison bouleversé,  » a témoigné son père qui a ajouté que son départ avait suscité une pluie de critiques émanant des professeurs mais aussi des élèves.

Le père a poursuivi en précisant que le directeur de l’école avait ensuite téléphoné au jeune homme et exigé qu’il regagne les bancs de l’école en l’assurant  que le « Notre père » était « une prière universelle ». Le garçon a alors protesté et soutenu qu’il s’agissait bien d’une prière chrétienne qui allait à l’encontre de ses croyances et de son mode de vie. Pour information, cette prière est considérée au sein des institutions chrétiennes comme se rapportant directement à J.ésus. Très répandue dans la plupart des communautés, elle s’ouvre par les mots « Notre père qui êtes aux cieux… ».

Le père du garçon affirme que ce dernier a refusé depuis les faits de remettre les pieds à l’école. Un quotidien brésilien rapporte que le père a raconté son histoire en détail sur Facebook et qu’il a porté plainte auprès du commissariat de police.

Néanmoins, le collège Ciep Cecilio rejette ces allégations. Le porte-parole de l’établissement soutient que le garçon était au courant et n’agissait aucunement sous la contrainte.  Il a ajouté que les responsables de l’école ont eux-mêmes déposé plainte auprès de la police contre le père qui s’est rendu coupable de violence verbale en les injuriant.

Depuis l’incident, le jeune homme a changé d’établissement scolaire. Il étudie maintenant dans une école publique située dans une localité au nord de Rio de Janeiro. Malgré tout, le débat né autour de cette affaire refuse de s’apaiser.
 D’après la loi brésilienne, les écoles publiques du pays sont définies comme laïques et la liberté de culte de chacun doit être préservée. Le Ministère brésilien de l’Education a d’ores et déjà fait savoir qu’il condamnait toute forme de prosélytisme et de parti pris au sein des établissements scolaires publics. Parallèlement, le médiateur de la localité a également ouvert une enquête sur cette affaire.

Le président de la Fédération juive au Brésil, Yaacov Salim Solomon, a envoyé une lettre  à la direction du Ministère brésilien de l’Education en précisant que l’attitude du jeune homme a été perçue comme illégitime aux yeux du personnel enseignant et des élèves.
Il souligne la liberté totale que la loi brésilienne confère à ses citoyens et en appelle au respect de culte des élèves et à la protection de leur dignité, tout en les préservant des critiques. Enfin, il demande que la lumière soit faite sur le dossier.

En parallèle, Gerson Berger, membre du Parlement brésilien d’origine juive, a écrit au Secrétaire d’état à l’Education, Wilson Risolia, le priant de bien vouloir définir de façon claire et précise le droit accordé à tout élève de refuser de prier et de ne pas se soumettre à « une limitation qui s’oppose à sa liberté religieuse et à la constitution fédérale ».
 Affaire à suivre…

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