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Yad Lea’him submergé d’appels au sujet de la campagne préparant l’aliya des français : « L’aliya en Israël ? C’est une aliya dans la Torah ! ».

8/03/2015
Une des affiches illustrant la campagne (Enlarge)
Une des affiches illustrant la campagne

Trois semaines seulement se sont écoulées depuis les publications de Yad Lea’him appelant les olim de France à contacter l’organisme pour bénéficier de l’aide de la section française. Dans les différents services, le téléphone n’a pas cessé de sonner.

Le département de l’insertion spirituelle de l’organisme Yad Lea’him a lancé une campagne spéciale en prévision de l’aliya de masse attendue depuis la France en réponse à la vague d’attentats qui a récemment frappé le pays. Dans ce cadre, des publicités en français et en hébreu ont été publiées dans la presse locale et sur les panneaux d’affichage des lieux fréquentés par les juifs en France et en Israël.

 La majorité des appels provient de villes de France qui comptent une importante communauté juive comme Paris et sa banlieue, notamment Vincennes, durement touchée par l’attentat de l’hypercasher mais aussi Marseille, Nice et Lyon. Yad Lea’him a également dénombré maintes requêtes de personnes vivant d’ores et déjà en Israël mais qui n’ont, à ce jour, pas réussi à se sortir du dédale bureaucratique des procédures d’intégration et qui peinent à s’acclimater. 

L’organisme signale que les appels continuent d’affluer malgré le temps qui passe, temps qui panse peu à peu les plaies des familles touchées par l’attentat meurtrier de la porte de Vincennes et qui permet à la panique de retomber et à la communauté de reprendre ses marques. Le rapport fourni par le département en charge de l’insertion spirituelle montre que les français ont besoin principalement d’aide dans leur recherche d’établissements d’enseignement religieux adéquats, de lieux de résidence en accord avec leur vie communautaire ainsi que de conseils pour s’intégrer au mieux au niveau spirituel.

L’un des appels les plus émouvants de ces derniers jours émane d’une personne dont les proches s’apprêtent à faire leur aliya. Montée en Israël avec l’aliya yéménite dans les premières années qui ont suivi la création de l’Etat, cette femme a été prise en charge avec ses frères et sœurs par les pionniers de Yad Lea’him. Ces derniers les ont tout d’abord logés dans un camp de transit avant de les intégrer dans des institutions scolaires religieuses. « L’un de mes frères, déjà adulte à l’époque », raconte-t-elle d’une voix teintée de désespoir, « a catégoriquement refusé de quitter le camp et à ce jour, il est le seul de toute la famille à  ne plus respecter la Torah et les mitsvot ».

Elle poursuit : « Je ressens au plus profond de moi combien il est important de m’associer à vos actions car vous êtes la seule garantie d’une insertion spirituelle durable et de la pérennisation de la tradition juive pour les générations futures, selon l’héritage de nos ancêtres ».

Ce témoignage sert d’appui aux Rabbanim français en Israël qui alertent la population au sujet de la seconde génération, des jeunes aujourd’hui confrontés à une culture erronée du fait de leur intégration dans des structures éducatives inadaptées tant sur un plan professionnel et social que spirituel.

Les membres de la section française de Yad Lea’him accompagnés de bénévoles dévoués, divisent leur actions en deux parties. Tout d’abord, rencontrer des olim déjà sur place à Jérusalem, Bne Brak, Ashkelon, ‘Hadera, Ashdod et Netanya pour évaluer leurs besoins aussi bien au niveau spirituel que socio-économique et en fonction de cela, les orienter vers des communautés adaptées au sein du pays. En parallèle, préparer le terrain pour les juifs de France en attendant leur arrivée.

Il est frappant de constater que les appels proviennent de représentants de toutes les tendances de la communauté juive française, non religieux, religieux de tous bords et traditionnalistes.

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