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Emotion à Meiron lors de la coupe de cheveux du fils d’un ancien combattant de l’Armée du Sud Liban, délivré avec sa mère par l’organisme Yad Lea’him

21/05/2014
     

 
David, 3 ans,

au moment de sa ‘halake.



Parmi toutes les personnes qui ont assisté, sur les hauteurs de Méiron, à la ‘halaké de David, personne ne pouvait se douter un seul instant du lourd passé que cet adorable bambin de trois ans et sa mère trainaient derrière eux.

Cette histoire a débuté une nuit, par un email envoyé à la permanence de l’organisme Yad Lea’him. Le message provenait de R., une femme juive qui a  raconté une histoire saisissante et douloureuse, celle de son mariage malheureux avec un arabe, ancien combattant dans l’Armée du Sud Liban qui a émigré en Israël après le retrait d’Israël du Liban. Après l’euphorie des noces, la jeune mariée a vite déchanté, basculant peu à peu dans une spirale de violence sans cesse croissante.

« Deux mois après la naissance de mon fils », écrit-elle, « j’ai compris que je devais agir, pas seulement pour moi mais pour lui, pour qu’il ne grandisse pas dans l’atmosphère misérable dans laquelle je vivais. J’ai fait des recherches et je vous ai trouvés, en tant qu’organisme qui aide les femmes dans ma situation. C’est comme ça que j’ai décidé de m’adresser à vous ».

Elle expliqua qu’elle n’avait personne d’autre à qui s’adresser et nulle part où aller. « Mon père est mort alors que j’étais enfant et le reste de ma famille m’a rejetée. Je ne peux plus supporter cette violence et la façon dont il me traite. Je vous en supplie, aidez-moi, vite, avant qu’il ne m’arrive malheur ! ».

Une heure plus tard, l’équipe d’intervention de Yad Lea’him a réussi à prendre contact avec R. pour parvenir, quelques jours plus tard, à la délivrer avec son fils et à l’emmener chez son frère, extrêmement heureux d’apprendre que sa sœur avait décidé de revenir à ses origines.

Pendant les semaines qui ont suivi, R. a été prise en charge par une assistante sociale de Yad Lea’him qui lui a offert un soutien psychologique et l’a aidée peu à peu à retrouver son équilibre. En parallèle, le département de lutte contre l’assimilation lui a trouvé du travail.

Il est particulièrement émouvant de voir que R., tout juste revenue à la source, a fermement tenu à ne pas couper les cheveux de son fils jusqu’à son troisième anniversaire. Ce dimanche, le jour de Lag Baomer, elle a eu le grand mérite de monter à Meiron pour procéder à sa ‘halake,  au milieu de ses frères juifs.

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