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Des dizaines de rescapées de villages arabes accompagnées d’une centaine d’enfants se sont rassemblées pour un « Chabat Yad Lea’him »

4/02/2014
       

 
Les bonnes résolutions prises par les rescapées, écrites de leur main à l’issue du « Chabat Yad Lea’him »

C’est dans des autobus spécialement affrétés pour l’occasion que les participantes, récemment délivrées de villages arabes,  se sont rendues depuis leur domicile jusqu’au magnifique campus de l’école pour filles « Tsivia » dans la localité de Yad Binyamin. Elles étaient accompagnées de leur progéniture, au bas mot une centaine d’enfants. L’organisme Yad Lea’him qui a encadré leur sauvetage et gardé depuis un contact étroit avec eux a organisé à leur intention un séminaire spécial, chabat rosh ‘hodesh adar 1.

A peine arrivées, les rescapées se sont installées dans de jolies chambres, où elles ont eu la joie de découvrir non seulement un encas préparé à leur intention mais aussi un numéro du nouveau magazine mensuel édité par l’organisme, « A’hoti » ainsi qu’un livre de prières spécialement imprimé à leur nom, tout ceci dans un souci de perfection maximale pour leur donner un sentiment de plénitude tant spirituelle que matérielle.

C’est une grande équipe comprenant des Rabbanim, des assistantes sociales et des professionnels de la petite enfance qui a accueilli les participantes et leurs enfants. Ces derniers ont été tout de suite pris en charge et se sont attelés à la fabrication d’une mezouza tandis que leurs mamans prenaient ensemble place pour une réunion d’introduction. Elles ont participé à une sorte de jeu au cours duquel chacune a été invitée à s’exprimer sur ce qui apportait de la joie dans sa vie. « C’est Yad Lea’him qui nous rend heureuses ! » ont répondu plusieurs dames, bientôt suivies par toutes les autres, solidaires de ce choix exprimé avec tant de naturel.

L’heure d’entrée de chabat se rapprochant, les rescapées se sont alors rassemblées pour l’allumage des bougies. Les enfants ont préparé des bouquets de bonbons à l’aide de brochettes de bois pour leurs mamans, en l’honneur de chabat puis les garçons se sont rendus à la synagogue. Les filles ont pris place autour des puéricultrices pour une kabalat chabat unique en son genre. Les garçons, encadrés depuis leur libération par un tuteur formé par Yad Lea’him ont énormément profité de la proximité des Rabbanim et se sont réjouis de l’attention personnelle qui leur a été accordée, compensant pour un temps leur cruel manque de figure paternelle.

Après la kabalat chabat, les dames ont écouté le récit d’une artiste, revenue à la Torah, qui leur a fait partager son expérience entre rire et larmes. Le repas de Chabat, servi sur des tables somptueusement dressées et débordantes de mets délicieux a immédiatement suivi, dans le grand réfectoire. Un silence respectueux a accueilli le kidouch, entonné par Rav Israël Lifshitz, le directeur de l’organisme. Pendant le repas, le Rav Karucci  a pris la parole pour décrire l’ampleur de la joie qui entoure le mois d’Adar, créant au sein de son auditoire, une ambiance empreinte d’enthousiasme et de gaieté.

Après le repas, tandis que les enfants étaient de nouveau pris en charge, un symposium a été organisé pour donner aux rescapées la possibilité de s’exprimer sur des sujets qui leur tenaient à cœur. Comment faire face à la douleur de savoir que le père de leurs enfants est un arabe ? Comment s’assurer qu’en grandissant, leurs enfants gèreront leurs problèmes d’identité et resteront du bon côté ? L’équipe encadrante, émue par la perspicacité de ces questions émanant du plus profond de leurs cœurs meurtris, a tenté de répondre de manière efficace. Souvent, lorsqu’une question était posée, on pouvait voir l’appréhension naitre dans les regards mais au fur et à mesure du déroulement de la réponse, les sourires s’épanouissaient sur les visages tourmentés et les traits se détendaient enfin, dans un soupir de soulagement. Cette soirée s’est achevée à regret, à 3 heures du matin, pour permettre à chacune de prendre des forces en prévision de la journée chargée du lendemain. Certaines pourtant, désireuses de profiter au maximum de chaque minute de ce chabat, sont restées à discuter jusqu’aux petites heures du matin. Le lendemain, après la prière du matin et le repas, les mamans et les bambins se sont de nouveau séparés pour participer à leurs ateliers respectifs puis se sont retrouvés pour une sieste bien méritée suivie de la prière de l’après midi et de la séouda chelichit. Au terme de celle-ci, les rescapées, réunies en cercle, ont été invitées à réfléchir à un mot qui illustrerait ce que ce chabat leur a apporté. Les réponses, édifiantes, se rejoignaient : force, confiance, foi, amour, espoir, joie…

A la fin du Chabat et après avoir quitté les chambres, les enfants ont été invités à assister à un divertissant spectacle de magie et à participer à une tombola avec les tickets distribués tout au long du chabat pour encourager leur participation. Les mamans se sont installées pour écouter les paroles du Rav Israël Lifshitz. Sur une feuille, elles ont été invitées à inscrire les mitsvot qu’elles avaient eu le mérite de respecter pendant ce chabat et à y ajouter une mitsva, dans laquelle elles acceptaient désormais de s’engager. Le respect des lois vestimentaires, un cours de Torah par semaine, une attitude pointilleuse dans l’observance du chabat, la cacherout… Chacune a ensuite reçu un aimant avec la mention de son engagement à poser sur le frigo, pour l’avoir toujours à portée des yeux.

Une tombola a clôturé cette merveilleuse aventure et a permis aux participantes de se connaitre mieux encore. Plusieurs d’entre-elles ont exprimé que ce chabat leur avait donné des forces extraordinaires pour continuer ainsi que des souvenirs précieux qu’elles n’oublieront jamais.

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