הפעל עצור
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Plus de 200 rescapées de l'organisme Yad Lea'him se sont retrouvées pour un émouvant Chabat à l'occasion des fêtes de Tishri

20/08/2013
       

 
Le son du Chofar.

Le Rav Moche Cohen, militant de Yad Lea'him, sonne du Chofar lors d'une activité organisée pour les enfants des rescapées, le vendredi après-midi.

Des dizaines de rescapées et leurs enfants se sont rassemblés pour un Chabat convivial au collège Tsafria à l'initiative du département de lutte contre l'assimilation de l'organisme Yad Lea'him. Ces mères, leurs enfants ainsi que de jeunes femmes célibataires ont longtemps vécu enfermés dans des villages étrangers et ont traversé de terribles épreuves. Ils ont  tous et toutes été courageusement délivrés de captivité  par les militants de Yad Lea'him.

L'équipe de Yad Lea'him est arrivée la première sur les lieux, entourée de Rabbanim, d'assistantes sociales, de militants, d'instructeurs et de moniteurs pour les enfants ainsi que d'assistantes maternelles, tous présents pour offrir aux mamans et à leur progéniture la meilleure expérience possible, tant au niveau spirituel que matériel.

Le vendredi, tôt dans l'après-midi, les autobus acheminèrent les participantes depuis les quatre coins du pays. Elles furent chaleureusement accueillies par le personnel. Elles firent connaissance, ravies de se rencontrer malgré leurs différences, certaines fraichement délivrées de captivité se mêlant à d'autres plus anciennes et plus habituées à ce genre de rencontres.

Les mamans et leurs enfants qui s'étaient séparés durant l'après-midi pour participer à toute une série d'activités se retrouvèrent à l'entrée du Chabat pour l'allumage des bougies. Lors du précédent Chabat organisé, certaines participantes avaient pris sur elles d'allumer les lumières de Chabat. Depuis ce jour, elles  ont le mérite de respecter scrupuleusement leur engagement, grâce aux bougeoirs qui leur ont été offerts par  Yad Lea'him. A leurs côtés, ce jour-là, se trouvaient des femmes qui n'avaient jamais accompli cette mitsva. Leur première expérience ne laissa personne indifférent, des larmes de joie et de reconnaissance firent briller les regards à la lumière des flammes dansantes des bougies.

Après le repas, les mères prirent place face aux Rabbanim pour participer à un symposium qui avait pour thème la foi en D. et l'accomplissement des lois juives. Il dura jusqu'à deux heures du matin. Pour prolonger la magie de cette soirée, les rescapées restèrent ensemble à discuter jusqu'au lever du jour. Les anciennes firent partager aux plus jeunes leur expérience, les femmes fraichement délivrées évoquèrent leurs terribles épreuves si fraiches encore dans leur mémoire. Ce moment d'intimité partagée leur insuffla à toutes de nouvelles forces et leur donna du courage.

Pendant le Chabat, une "Séoudat Aménim" fut organisée pour les enfants. Chacun d'entre eux, à tour de rôle, récita une bénédiction à voix haute pour que ses compagnons puissent répondre "Amen". Ils furent ensuite ravis de déguster des sucreries et des fruits et de boire du jus de raisin. Quel spectacle émouvant de voir des enfants qui, il y a peu, ne connaissaient rien du judaïsme et qui, maintenant, grâce à leur relation étroite avec leurs tuteurs, savent réciter les bénédictions d'usage sur la nourriture! Quel tableau merveilleux de contempler de jeunes garçons coiffés de kippot, les tsitsit flottant sur leur pantalon se dirigeant ensemble vers la synagogue aux heures de prière! 

Le repas du samedi matin se déroula comme celui de la veille, dans toute sa splendeur. Les participantes eurent le plaisir de déguster un large choix de plats et de desserts tandis que leurs enfants se régalaient de friandises. Les chants traditionnels résonnèrent dans la salle emplissant de joie toutes les personnes attablées. Les conversations furent menées à bâtons rompus et, tout au long du repas, les membres du personnel de Yad Lea'him, assises aux côtés des dames, prêtèrent une oreille attentive à leurs interrogations et à leurs réflexions.

Tout au long du Chabat, des ateliers passionnants offrirent aux mamans et à leurs enfants une occasion de se retrouver. Le soir après la havdala, pendant que les petits participaient à un atelier de confection de pitot, leurs mères s'installaient pour écouter le directeur de Yad Lea'him, le Rav Israël Lifshitz chlita.

"Un violoniste bien connu nommé Its'hak Perlman, raconta-t-il, parvint à force de travail à jouer des mélodies magnifiques avec un violon à trois cordes. Chacun d'entre nous se doit d'utiliser les capacités que D. Lui a octroyées et  a le pouvoir de composer une mélodie, la mélodie d'une vie juive heureuse et authentique." Pour conclure, le Rav sonna du Chofar et leur souhaita à toutes d'être inscrites dans le livre de la vie. La soirée se termina sur une note d'espoir, chacune des participantes s'engagea à respecter une mitsva particulière qui lui tenait à cœur.

Lorsque tout le monde fut rassemblé pour le départ, les gorges se serrèrent. La séparation d'avec l'équipe fut difficile. Des promesses furent échangées, toujours garder le contact et s'entraider. Les enfants, très émus, partageaient tous le même souhait: "Nous voulons un autre Chabat comme celui-ci!"
 

 

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