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"Il y a six mois, il était dans un jardin d'enfants arabe, aujourd'hui, il demande quand il pourra enfin retourner à la synagogue"

     

 

un éducateur de Yad Lea'him en compagnie d'un enfant récemment délivré d'un village arabe

 

"J'ai aujourd'hui vécu une expérience effroyable" a consigné un tuteur de Yad Lea'him qui excelle dans son domaine ans son compte rendu hebdomadaire. "Lors du cours de H'oumach que je donne deux fois par semaine à mon élève F. qui a six ans (le fils de V. délivrée d'un campement bédouin dans le sud du pays voilà deux mois) dans l'appartement protégé qu'il partage avec sa mère, sa sœur de deux ans et son frère âgé de quatre ans, il m'a soudain déclaré: "Je voudrais vous montrer quelque chose".


"Devant mon regard stupéfait, il a relevé sa manche droite et exhibé une affreuse brûlure". "Vous savez qui m'a fait cela?" m'a-t-il demandé. Devant mon silence, il a poursuivi, plein de candeur enfantine: "C'est mon père". "J'ai dû me contrôler pour ne pas éclater en sanglots".


"Ce petit garçon est aujourd'hui un enfant calme et paisible qui étudie le 'Houmach et progresse bien tant dans ses études juives, en ma compagnie, que dans toutes les autres matières. L'année prochaine, avec l'aide de D., lorsque les conditions le permettront, il intègrera une école toranique avec un léger retard sur les enfants de son âge. Ce garçon a bénéficié d'une seconde naissance".


"Quand retournerons-nous enfin à la synagogue? C'est avec cette question qu'il a accueilli son tuteur et c'est ce que ce dernier a décrit dans son rapport en expliquant: "Il y a six mois, il ne connaissait que quelques mots d'hébreu. Il apprenait dans un jardin d'enfant arabe. Aujourd'hui, son plus grand désir est de se rendre à la synagogue."


Ce sont là quelques paragraphes des comptes rendus d'éducateurs qui travaillent dans le projet de tutorat mis en place par l'organisme Yad Lea'him pour les enfants de rescapées de villages arabes. Ces enfants souffrent particulièrement de l'absence de figure paternelle dans leur vie de tous les jours. Ils gardent des souvenirs douloureux ainsi que des cicatrices mentales et physiques infligées par leur père et parfois par d'autres membres de la famille. Voilà le contexte dans lequel ils ont grandi, leurs tendres années ont été bercées d'humiliations de la pire sorte.


Comme si cela ne suffisait pas, ils rencontrent également des difficultés lors de leur intégration dans la société juive et se retrouvent avec un réel problème d'identité, déchirés entre ces deux cultures qui font pourtant partie de leur existence. Le projet de tutorat de Yad Lea'him qui emploie des dizaines d'éducateurs, érudits en Torah et forts d'une expérience professionnelle adaptée accompagne les enfants des rescapées et les aide moralement et spirituellement en leur offrant une épaule sur laquelle s'appuyer dans leur nouveau parcours semé d'embûches.


Dans le cadre de leur travail, les tuteurs remplissent des comptes rendus dans lesquels ils consignent succinctement  l'évolution de leur jeune protégé. Cette semaine, ce projet fête son premier anniversaire et l'occasion a été donnée de jeter un coup d'œil à ces dossiers.


Yad Lea'him a déclaré cette semaine que "ces preuves terrifiantes démontrent la véracité de ce en quoi nous croyons fermement à savoir que nous ne devons renoncer à aucun juif et ne jamais perdre courage, continuer à nous focaliser sur les sauvetages et accomplir la mitsva de libération des captifs à tout prix".

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