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Le Gaon, Rav Chalom Dov Lifshitz z.ts.l. président de l’organisme d’activistes Yad Leahim pendant plus de soixante ans

Le Gaon, Rav Chalom Dov Lifshitz z.ts.l. président de l’organisme d’activistes Yad Leahim pendant plus de soixante ans

A l’aube du vendredi 23 septembre, le Rav Chalom Dov Lifshitz s’est éteint à l’âge de 83 ans, suite à une grave maladie. Pendant 61 ans, il a dirigé l’organisme d’activistes Yad Leahim qu’il a lui-même fondé en 1950. Jusqu’à ses derniers jours, il était impliqué et dirigeait personnellement toutes les opérations de sauvetage, quelle que soit leur envergure, et vivait réellement le slogan qu’il a donné à l’organisme : « On ne renonce à aucun Juif. »


A dix heures et demie du matin, sa famille et connaissances se sont rassemblées devant sa demeure à Ramat Gan, Rehov Beth Chamaï, pour se diriger vers la synagogue Loubavitch de Ramat Gan, dont il fut le rabbin pendant plus de cinquante ans. De nombreux habitants, ainsi que tous les Rabbins de la ville, se sont regroupés devant la synagogue pour rendre un dernier hommage à cet homme qui fut le rabbin du Quartier Hillel pendant des dizaines d’années, et qui les a toujours illuminés de sa splendeur et de sa connaissance de la Torah.


Rav Yaakov Ariel, grand-rabbin de Ramat Gan, s’est approché du cercueil et a prononcé les paroles suivantes : « C’est le cœur déchiré que nous nous séparons de l’un des Rabbins les plus âgés de Ramat Gan. Au cas où l’un de nous l’aurait offensé, je lui présente mes excuses au nom des fidèles de la synagogue et de tous les habitants de la ville. Je suis persuadé qu’en ce moment où son âme s’élève au Ciel, les centaines et milliers d’âmes qu’il a sauvées tout au long de sa vie viennent l’accueillir. Puisse-t-il reposer en paix et plaider au Ciel en notre faveur. »


La procession s’est ensuite rendue à Bnei Brak devant les bureaux principaux de Yad Leahim situés Rehov Yerouchalayim. Des centaines d’habitants, parmi lesquels d’illustres personnalités de Torah, des responsables d’organismes qui œuvrent dans le cadre de l’assistance sociale, et une multitude de gens de tous horizons, sont venus rendre un dernier hommage à Rav Chalom Dov Lifshitz z.ts.l., qui a dirigé pendant des dizaines d’années l’organisme Yad Leahim avec ses milliers de militants qu’il a inspirés à œuvrer en faveur de la société juive, à sauver des âmes et à les rapprocher d’Hachem.


Rav Chmouel Eliézer Stern, illustre Rav membre du tribunal rabbinique de Rav Wozner à Bnei Brak, a prononcé une oraison funèbre émouvante : « Au moment du ‘coucher du soleil’ de l’année 5771, le soleil symbolisé par Rav Chalom Dov Lifshitz se couche également. J’ai eu personnellement le mérite de me trouver dans son bureau et de voir la douleur s’exprimer sur son visage lorsqu’il apprenait qu’une âme juive s’était assimilée. Il a consacré tout son temps et toutes ses forces à lutter contre la perte des âmes du peuple d’Israël. »


Rav Haim Rozner, qui œuvre à Yad Leahim depuis de nombreuses années, a ensuite pris la parole au nom des milliers de personnes qui se sont investies pour Yad Leahim, par le passé comme dans le présent, et a décrit la manière dont Rav Lifshitz parvenait à donner à chaque militant un sentiment de responsabilité envers chaque Juif. Il a rappelé quelques faits témoignant de l’héroïsme avec lequel Rav Lifshitz a évité l’assimilation d’enfants juifs qui séjournaient dans des camps d’immigrants suite à leur aliyah, et a cité les louanges que les plus grandes personnalités de la génération prononçaient à son égard.


Rav Rozner a également mentionné la grandeur et l’abnégation de Rav Lifshitz, qui n’a jamais tiré aucun bénéfice personnel de l’organisme : « Tous ses actes et toutes ses intentions étaient orientés vers le service divin. »
Parmi les nombreux assistants, on a remarqué la présence de Rav Baroukh Dov Povarsky, roch yechivah de Ponevez, de Rav Zokhovsky, ainsi que de nombreuses autres personnalités.


La procession a ensuite voyagé de Bnei Brak à Jérusalem. Après la tahara, le président du Tribunal Rabbinique de Jérusalem, Rav Itshak Touvia Weiss, a pris la parole d’une voix éloquente : « Ce matin, nous avons entendu dans tout Jérusalem : ‘Un prince d’Israël s’est éteint.’ Sachez que ce n’est pas une exagération : Rav Lifshitz était véritablement le gadol hador du sauvetage des âmes juives. Il était inégalable… »


Rav Weiss a ensuite décrit avec émotion sa relation personnelle avec Rav Lifshitz et son implication dans les opérations de sauvetage que ce dernier dirigeait d’une main de maître. Il a conclu en ces mots : « Il faut absolument poursuivre ces actions, tant pour l’élévation de son âme que parce qu’il n’existe aucun organisme qui se consacre au rachat des prisonniers et à la lutte contre l’assimilation, comme Yad Leahim le fait depuis des dizaines d’années. »


Rav Itshak Ezrahi, roch yechivah de Mir, a cité d’une voix larmoyante le verset : « Comment les puissants ont-ils pu tomber et perdre leurs armes… » Puis il a décrit les épreuves que Rav Lifshitz a dû surmonter pour accomplir la mission dont il avait été chargé par les Sages de la génération : sauver un maximum de Juifs de l’assimilation, et a conclu en exprimant sa certitude que ses actes grandioses et toutes les âmes qu’il a sauvées l’accueillent à présent au Gan Eden.
Vers midi, Rav Lifshitz a été enterré au Har Hazeitim.

 

Biographie


Rav Lifshitz est né en Russie en 1928. C’est de son père, Rav Israël Leib Lifshitz, qui enseignait la Torah en cachette malgré le régime communiste qui interdisait tout signe religieux et poursuivait sans relâche ceux qui osaient enfreindre à la loi, qu’il a hérité sa détermination et son dévouement.


Il est monté en Israël avec ses parents au cours de sa jeunesse. Déjà à cette époque, alors qu’il étudiait à la Yechivah Tomkhé Temimim à Tel Aviv dirigée par Rav Haim Chaoul Brouk z.ts.l. et Rav David Povarsky z.ts.l., on pouvait remarquer qu’il était voué à la grandeur. Il est ensuite parti étudier à la grande yechivah de Ponevez, où il faisait partie de l’élite des étudiants.


Sa vie a brusquement changé d’orientation lorsqu’un jour, alors qu’il assistait à un cours du Roch Yechivah de Ponevez, Rav Yossef Chlomo Kahanaman z.ts.l., un encadreur d’un camp d’immigrants du Yémen est brusquement entré et a décrit d’une voix tremblante les pressions qui étaient exercées sur les habitants de ces camps pour les inciter à se convertir. Rav Kahanaman a alors cherché parmi ses disciples un volontaire pour sauver les enfants porteurs de péot que l’on cherchait à convertir.


Rav Chalom Dov Lifshitz s’est immédiatement proposé, ainsi que Rav Chlomo Noah Kroul z.ts.l., plus tard rabbin à Hémed, et Rav Itshak Jakobovitz chlita, plus tard rabbin à Herzélia. Les trois étudiants s’infiltrèrent dans le camp des immigrants et revinrent le lendemain matin en compagnie de plusieurs jeunes hommes que leurs parents leur avaient confiés, afin qu’ils se maintiennent dans la voie de leurs ancêtres.


Ce fut la première opération de sauvetage, qui donna rapidement suite à la création de l’organisme « ‘Havré Peïlé Hama’hané Hatorati », et plus tard « Peilim Yad Leahim ». Rav Lifshitz était le directeur de l’organisme, et toutes les réunions avaient lieu au domicile du grand-rabbin de Bnei Brak, Rav Yaakov Landau z.ts.l.


Depuis 1950, Yad Leahim a été le seul organisme à avoir lutté contre l’assimilation des immigrants du Yémen, du Maroc, de Tunisie, de Lybie, de Hongrie, de Géorgie, de Pologne, et même de l’Union Soviétique. On peut même noter que plusieurs  institutions ont été fondées à l’intention de ces jeunes par les activistes de Yad Leahim, sur l’instigation de Rav Lifshitz.


Au fur et à mesure des années, les activités de l’organisme se sont étendues à d’autres domaines, en l’occurrence les opérations « « Yechivoth La’am » et « ‘Hizouk Ladat », où des militants se sont rendus dans des villages d’Israël pour enseigner la Torah et inculquer la foi.


Rav Lifshitz a également organisé des opérations d’une envergure exceptionnelle pour sauver des membres du peuple juif de la mission et de l’assimilation.


Au cours de toutes ces années, Rav Lifshitz a toujours été comblé de louanges et d’encouragements par les Sages de l’époque, à savoir : Rav Dessler, Rav Abrahamsky, le Rav de Brisk, le Rabbi de Satmar et autres, qui suivaient de près ses activités.


Jusqu’à ses derniers jours, il a continué à s’impliquer et à diriger toutes les opérations de Yad Leahim. Dix jours avant sa disparition, au cours d’une réunion, il a interpelé Rav Yossef Ganz, directeur de Yad Leahim, en ces termes : « Qu’en est-il des Juifs de Caucase ?! », faisant ainsi allusion à l’avenir spirituel des immigrants de Caucase dont personne ne se soucie.


Il a laissé une descendance digne de son envergure : son épouse ; son fils, Rav Israël, qui le remplacera dans son rôle sacré ; son fils, Rav Chmouel, l’un des dirigeants de la Yechivah Tomkhé Temimim à Migdal Haémek ; ses gendres, le dayan Rav Binyamin Koperman, et Rav Chlomo Haim Feldman qui dirige la Yechivah Tomkhé Temimim à ‘Houlon ; sa fille, et ses petits-enfants qui suivent tous la voie de la Torah.


C’est donc en poursuivant son œuvre que nous trouverons consolation à sa disparition.
ת.נ.צ.ב.ה.

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