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Le Chabat de Téchouva des rescapées de Yad Lea’him

2/10/2019
Une mère aide sa fille à allumer les bougies lors du Chabat de Yad Lea’him (Enlarge)
Une mère aide sa fille à allumer les bougies lors du Chabat de Yad Lea’him

Plus d'une centaine de rescapées de Yad Lea’him ont participé à un Chabat émouvant et transcendant à l’approche des Jours redoutables. Les cœurs qui se sont ouverts, les décisions qui ont été prises, les encouragements et le soutien reçus à bras ouverts l’ont prouvé : « Il existe une récompense à vos efforts ! »

Parfois, tout se perd dans de courtes phrases résumées. Au cœur de mots isolés sont résumés des émotions, des bouleversements et des changements décisifs.

C'est samedi soir, trois étoiles scintillent dans le ciel et des dizaines d'yeux brillent dans la salle bondée. "J'ai décidé de respecter Yom Kippour en entier", a déclaré M. "Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas honte de raconter ma vie et de dire qui je suis, car nous partageons toutes la même histoire ", a ajouté Ch.

"Maintenant, j’ai le sentiment que j’ai fait de réels progrès et je me réjouis de me rapprocher de Dieu", confesse N., une jeune femme issue d’un foyer traditionnaliste, persuadée que seul Celui qui connait les secrets du cœur peut comprendre sa tortueuse histoire de vie.

Voilà à quoi ont ressemblé les derniers instants du Chabat de Yad Lea’him, juste avant Roch Hachana. "Une bouffée d’air pur", a résumé R., une autre âme d'Israël sauvée par le dévouement généreux de Yad Lea’him. Même plusieurs jours après ce Chabat spécial, les réactions ont continué d’affluer. "Je suis convaincue que c’est grâce au Chabat que j'ai observé que j'ai eu le privilège de retrouver des documents importants perdus au tribunal de la charia et qui retardaient mon divorce!", a écrit H.

Le timing, à la veille de Roch Hachana, a contribué à ce sentiment. Les filles ont évolué dans une atmosphère magique d'exaltation et ont décidé de profiter de chaque instant pour accumuler des mérites. Pour leur âme, qui a été tellement secouée avant de revenir au sein de leur peuple. Un programme très au point et plein d’expériences a été organisé pour leurs enfants. Ils ont été occupés tout au long de la journée par une multitude d’activités.

Au-dessus de l’événement planait l’esprit du Rav Shalom-Dover Lifshitz, fondateur de Yad Lea’him, qui a consacré sa vie à ses frères et sœurs qui en difficulté qui sont retenus captifs, souvent sans même le savoir, par des membres des minorités. Il a initié ces Chabat traditionnels pour les survivantes ayant des liens familiaux problématiques, dans le but de leur faire goûter la lumière de la sainteté du Chabat juif authentique.

C'étaient 24 heures de partage, de connexion humaine, et un sentiment d'unité parmi les nombreuses femmes présentes. Chacune à travers ses propres problèmes, mais les points d’identités entre les cœurs et les histoires se sont mêlés les uns aux autres et ont constitué une chaine humaine qui a relié toutes les participantes dans une relation d'empathie et de compréhension mutuelle.

Le Rav Yisrael Lifshitz, président de Yad Leah'im a ouvert le Chabat, choisissant de s’exprimer sur le sujet de la mitsva des prémices présente dans la Paracha de la semaine. Il a calqué les messages de la Mitsva sur la vie personnelle des participantes, soulignant la nécessité de remercier Dieu en exprimant sa gratitude et son optimisme face à la vie. À la fin de son discours, il a mentionné le huitième anniversaire de la mort de son père, le Rav Shalom Dover Lifshitz, et a dédié le Chabat à sa mémoire.

Avant le début du Chabat, l'artiste Leah Dror a offert un spectacle passionnant et inspirant nommé: «Donne-moi une âme». Leah, qui s’est convertie au judaïsme, a parlé de son père juif qui a épousé une femme non juive dont il a eu deux enfants. Un jour, il a décidé de faire Téchouva et a entrainé toute sa famille avec lui.

À la fin de l’émission, une dame nommée Sh. s’est adressée à la coordinatrice des activités et lui a dit avec enthousiasme: «Le message le plus émouvant que j’ai reçu a été de réaliser que le Créateur  du monde ne laissait tomber personne, même les pécheurs! Même un Juif qui a épousé une non juive a bénéficié de la miséricorde divine et Dieu lui a donné le mérite de retourner au sein du peuple d'Israël avec sa famille ... Cette leçon donne de l'espoir à chacun d’entre nous, où qu'il se trouve. "

L’allumage des bougies du Chabat a été, comme toujours, un moment particulièrement émouvant. Parmi les femmes qui se pressaient autour des bougies, le visage entre leurs mains, il y avait une jeune femme qui allumait les bougies de Shabbat pour la première fois de sa vie au vu de tous.

Le calendrier du Chabat était très riche et rempli d'activités. Des ateliers d'initiation et de fixation d’objectifs pour le Nouvel An, des repas de Chabat entrecoupés de chants vibrants, des paroles de Torah de la Rabbanit Orit Salomon sur le thème «La proximité d’Hachem m’est bénéfique» et ses récits personnels et évocateurs, des conversations nocturnes, le symposium improvisé, des conseils…

Le matin, plus de cent femmes et enfants, qui ne connaissaient jusqu'à récemment pas un seul mot des prières ont assisté à une prière enthousiaste. Il n'y a aucun doute qu’elles ont touché les portes du ciel. Rien d'étonnant à ce qu'elles aient eu du mal à quitter leur livre de prière et aient demandé à continuer à s’épancher auprès du Créateur du Monde.

Un programme parallèle était organisé pour les filles de la deuxième génération, des jeunes filles juives confrontées à une vie complexe dans l'ombre d'un père arabe et susceptibles de reproduire le même schéma. Pour résoudre ce problème important, des ateliers et des activités spécifiques ont été organisés à leur intention, en mettant l'accent sur leurs difficultés et leurs points forts. Le thème principal était: "Qui suis-je?" – l’identité juive.
Les programmes se sont poursuivis jusqu’à la fin du Chabat. Des activités guidées pour les mères, une conférence passionnante de la Rabbanit Yona Nussbacher sur le sujet de l’honneur dû au Chabat, au cours de laquelle de nombreuses participantes ont pris la ferme décision de respecter le sabbat, puis – la sortie du Chabat.

Les femmes sont venues partager leurs histoires personnelles et ont fait part de leur reconnaissance pour le soutien mental et financier qu'elles reçoivent de l'organisation Yad Lea’him, pour les activités sociales qui les remplissent de joie et de bonheur, pour le sauvetage personnel dont elles ont bénéficié et la dette qu'elles auront à vie envers les activistes dévoués.

Le personnel, qui a géré le Chabat et accompagné toutes les participantes, s'est montré très satisfait du succès du Chabat. "Nous sentons qu'il y a une récompense pour notre travail", ont-ils déclaré. "Nous voyons que même les femmes qui viennent de très loin sont capables de surmonter leurs difficultés avec les soins qu'elles reçoivent de la part des assistantes sociales de Yad Lea’him, et d'ouvrir leur cœur à une vie meilleure et plus saine. Le progrès spirituel des familles, la lumière dans les yeux, tout cela nous donne les forces pour une nouvelle année d'activité, avec l'aide de Dieu, en faveur des âmes perdues du peuple d'Israël. "

 


Les enfants des rescapées préparent des ‘halot pour Roch Hachana
 

Rabbi Yisrael Lifshitz, président de Yad Lea’him, s’exprime le vendredi soir
 

Bienvenue – la pancarte qui a accueilli les rescapées et leurs enfants
 

Le Rav Moshe Cohen de Yad Lea’him sonne du Chofar pour les enfants


 

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