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Un jeune homme issu d'une famille juive qui été brutalement séparé de sa mère et a grandi dans un village arabe est revenu à son peuple et à son héritage

Renaissance. Benjamin (anciennement Kamel) lors de sa mise des téfiline (Enlarge)
Renaissance. Benjamin (anciennement Kamel) lors de sa mise des téfiline

La semaine dernière, aucun membre de la famille n’accompagnait Kamel, 19 ans, lorsque le mohel de l'organisation « Brit Yossef Yitzchak a procédé à la cérémonie de « Hatafat Dam » (action de faire sourdre une goutte de sang et transformer une circoncision en Brit Mila selon la loi juive) et lui a donné son nouveau nom juif, Benjamin.


Aucun membre de la famille n'était là, mais les membres de Yad Lea’him qui ont épaulé Kamel au cours des deux dernières années se tenaient à ses côtés, le lendemain, lorsqu'il s’est trempé au mikvé devant les juges du tribunal rabbinique de Haïfa, finalisant son processus de « retour au judaïsme », itinéraire spécial pour les Juifs qui ont abandonné leur religion et qui reviennent maintenant au judaïsme de leur plein gré.


Benjamin est né dans un village arabe hostile du nord du pays d'une mère juive immigrée en Israël depuis l'ex-Union soviétique et d'un père arabe. Sa mère s’était convertie à l’Islam deux ans auparavant et avait épousé son compagnon arabe pour tenter de commencer une nouvelle vie en Terre d'Israël. Ironiquement, elle avait émigré de Moscou pour vivre son judaïsme au grand jour.


Plus tard, elle a divorcé du père arabe de Benjamin après des années de souffrance et de violence, mais le père, qui connaissait bien les lois locales, a réussi à la duper et a placé son fils sous sa garde.


Benjamin, qui a grandi en tant que Kamel, a été éduqué selon les principes de l'islam. La souffrance qu'il a endurée en tant que fils d’une mère juive haïe l'a contraint à fuir le village à l'âge de 15 ans et à errer dans les rues d'Akko et de Haïfa. Sa vie a rapidement dégénéré en bagarres et luttes pour sa survie, jusqu'à ce qu'il soit confié à Yad Lea’him par un Juif de passage qui avait entendu son histoire et compris qu'il souhaitait retourner au sein du peuple juif et ouvrir un nouveau chapitre de sa vie.


Yad Lea’him s'est empressé de rencontrer Benjamin et a immédiatement commencé un traitement combiné: premièrement, un logement convenable lui a été trouvé dans un établissement d'enseignement pour des jeunes issus de milieux difficiles. Parallèlement, l’organisation s’est efforcée de le mettre en contact avec un éducateur qui l’a pris sous son aile et lui a enseigné l’hébreu, puis le judaïsme et l’histoire juive.


L’organisme Yad Lea’him lui a même acheté une paire de téfiline, l'a aidé à trouver un travail convenable en soirée et lui a remis tous les mois des coupons pour acheter de la nourriture, des vêtements et tous les produits de base dont il avait besoin. Seulement six mois après avoir été ramassé dans la rue, avec l'aide du ciel et d’une volonté de fer, Benjamin savait déjà ouvrir un siddour ou un houmach et y lire comme s’il avait fait cela toute sa vie.


L'étape décisive de son retour au judaïsme s’est achevée récemment. La demande présentée par Yad Lea’him au Beit Din rencontrait des difficultés en raison de documents manquants concernant la judéité de sa mère, qui n'avait ni membre de la famille ni connaissance en Israël. En fin de compte, après de nombreux efforts déployés par l’organisme à l'étranger, ils ont réussi à obtenir une partie des documents. Le tribunal a alors décidé de réaliser un test tissulaire spécial qui a prouvé que Benjamin était juif à 100% et appartenait à une famille juive de Pologne.


"Benjamin attend avec impatience le document officiel attestant son retour au judaïsme. En même temps, il a commencé à observer le Chabbat et la cacheroute. Cette fois aussi, malgré le caractère difficile de cette histoire, nous avons été très émus de voir qu’un fils d’Israël est conscient de l’existence de D.ieu et de sa Torah", a déclaré le porte-parole de Yad Lea’him cette semaine. "Ces histoires de réussite ne font que nous encourager à continuer à nous occuper de milliers de Juifs ayant une histoire similaire et qui cherchent désespérément de l'aide. Nous ne nous reposerons pas tant que nous ne les aurons pas tous ramenés à la maison."

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