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Une jeune fille sauvée in extremis.

18/06/2014
       

 

Le foyer, "Ha'hout haméchoulach", à Jérusalem, où la jeune fille se rétablit aujourd'hui

La dame à l’autre bout de la ligne était complètement hystérique. C'était le milieu de la nuit et elle venait d'apprendre que sa fille s’apprêtait à s’enfuir avec un jeune arabe dès le lendemain matin. Elle a immédiatement appelé le standard d’urgence de Yad Lea’him pour demander de l’aide. "Nous sommes une famille religieuse, nous avons été comme frappés par la foudre. Notre univers entier s'est effondré. Je vous en prie, sauvez nous!" a-t-elle supplié.

Dans la conversation qui a suivi, il s'est avéré que sa fille unique entretenait depuis 5 ans en secret une relation avec un arabe et qu'elle était sur le point de quitter la maison pour partir vivre avec lui. Hors d'elle mais anxieuse à l'idée de commettre un geste inconsidéré, elle a préféré téléphoner à Yad Lea'him.

La standardiste qui a intercepté l'appel a conseillé à la maman bouleversée de ne pas intervenir pour ne pas dire ni faire quoi que ce soit qu'elle pourrait regretter par la suite. Elle lui a également assuré qu'une assistante sociale travaillant pour le compte de l'organisme passerait les voir dès le lendemain matin. Les parents n'ont pas fermé l'œil de la nuit, surveillant la porte d'entrée de peur que leur fille ne se sauve. Le lendemain matin, ils lui ont annoncé que l’assistante sociale était en chemin pour la rencontrer. Elle s’est mise en colère et a formellement refusé d'assister à une telle réunion.

Lorsqu'elle arriva, l'assistante sociale fut accueillie par des hurlements qui filtraient par la porte d'entrée jusque dans la cage d'escalier. "Je refuse que tu mêles des étrangers à cela" criait la fille à l'attention de sa mère,  "il est hors de question que je lui parle!". Lorsque l’assistante sociale pénétra dans l'appartement, la jeune fille disparut dans sa chambre, se cacha sous les couvertures et prévint qu'elle ne laisserait personne s'approcher d'elle.

L'assistante sociale prit place dans le salon et s'entretint avec la mère. Elle lui expliqua que les décisions de sa fille provenaient d'une détresse profonde et que si elle souhaitait quitter la maison, c’est parce qu’elle s’y sentait mal. Une heure plus tard, la jeune fille qui avait écouté de loin la discussion, entrouvrit sa porte puis accepta que la visiteuse pénètre dans sa chambre.

Après une longue conversation à cœur ouvert, elle a fondu en larmes et commencé à raconter les difficultés qu’elle rencontrait à la maison. Pour elle, le seul moyen d’y échapper était de partir vivre chez ce garçon qui avait promis de la choyer. Après des heures de discussion, l'assistante sociale réussit à lui faire entendre que de telles relations conduisaient à la catastrophe. La jeune fille lui répondit qu'elle ne se sentait pas capable de rester chez elle une nuit de plus. Bien que ce fût très douloureux à entendre pour la mère, cette dernière comprit que c’était dans l’intérêt de sa fille de s'éloigner de son foyer pour retrouver l’équilibre qu’elle avait perdu et reconstruire sa vie sur des bases saines. La garder à la maison contre sa volonté serait prendre le risque de la voir fuguer et de la perdre pour toujours.

Le soir même, elle fut transférée dans une famille d'accueil dans la localité de Neve, mesure provisoire en attendant de trouver une place dans une structure adaptée.

Cette jeune fille a actuellement entrepris un processus de réhabilitation dans l’institution "Ha'hout hamechoulach" à Jérusalem, un lieu protégé qui offre un foyer chaleureux aux jeunes filles en difficultés. Elle a complètement rompu avec son ami arabe. Aujourd'hui, elle reconnait la légitimité de l'intervention de Yad Lea'him, survenue in extremis. "Je voulais simplement me retrouver dans un endroit calme, je suis heureuse et apaisée et en parallèle, je reconstruis ma relation avec mes parents" a-t-elle commenté.

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