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Le moment décisif du jugement

     

 

H., 4 ans

   
D., 2 ans
   
L'auteur de ces lignes, Rav Ch., frère de la mère
   

Il y a plus de six mois, la nouvelle de l’enlèvement de deux enfants juifs en Hongrie avait mis tout Israël en émoi. C’était au moment où la mère avait atterri à Budapest suite au verdict du tribunal de Ramat-Gan responsable des affaires familiales, qui s’était fondé sur les déclarations du père et avait contraint la mère à habiter à Budapest avec ses enfants. Cela faisait alors près d’un an que la mère et les enfants résidaient en Israël, la mère étant mue par un profond désir d’élever ses enfants en tant que juifs à tous points de vue. Ce verdict juridique avait donc brusquement changé toute la situation, et la mère et les enfants avaient été contraints de quitter Israël pour la Hongrie.


La mère était loin d'imaginer la nature du traumatisme qui l'attendait une heure après l'atterrissage. Le père des enfants, accompagné de son frère, apparut à la sortie de l'aéroport. Il s’empara des enfants et les fit monter dans son véhicule sous les yeux horrifiés de leur mère. Avec brutalité, il lui arracha son sac contenant toutes ses affaires, y compris son téléphone cellulaire, et disparut, la laissant au milieu de la rue, étourdie et confuse.


Sur le conseil d’une amie sensible à son désespoir, elle s’empressa d’avertir Yad Leahim et de leur raconter les faits dans les menus détails. Elle porta également plainte à la police hongroise, cependant le père, fort de ses relations et de ses moyens, réussit à l’annuler. Yad Leahim se lança donc dans un combat pour le sort des deux enfants et aida à trouver les meilleurs avocats du pays. Suite à une série de sessions juridiques épuisante, le tribunal opta pour un compromis : le père et la mère auraient tous deux le droit de garde des enfants, et ces derniers résideraient une semaine chez le père non-juif, une semaine chez la mère juive, décision qui resterait en vigueur jusqu’au verdict final. La mère inscrivit immédiatement ses enfants dans un jardin d’enfants juif à Budapest, afin d’enraciner leur origine juive au plus profond de leur âme. Cependant, la mère rapporte avec amertume qu’à chaque fois qu’elle récupère les enfants après la semaine passée chez le père, elle remarque à quel point le père non-juif et antisémite essaye de les éloigner de leur mère et du judaïsme, et qu’il les fait régulièrement consommer des aliments non-cachères.


« Il me faut deux à trois jours pour adopter à nouveau les enfants, après qu’ils aient été tant influencés par les propos insidieux et délibérés de leur père. C’est à grand-peine que je parviens à réacquérir leur confiance ; cependant, immédiatement après chabbath, ils doivent retourner dans leur foyer non-juif », relate la mère avec douleur.


Elle a d’ailleurs rapporté cette semaine qu’alors qu’elle se promenait avec ses enfants, l’aîné de 4 ans a montré du doigt l’une des plus grandes églises de la ville et a raconté que son père l’y avait amené et lui avait dit : « J.C. habitait ici, et lorsqu’il s’est rendu en Israël, les juifs lui ont fait du tort. C’est pourquoi toi aussi, tu n’as pas le droit de retourner en Israël, afin que les juifs ne te fassent pas de mal. »


La semaine dernière, suite à l’intervention des avocats employés par Yad Leahim, le tribunal a accepté de laisser les enfants sous la garde de la mère pendant toute la semaine, de façon à ce qu’ils ne se rendent chez le père qu’un week-end sur deux, ainsi  que deux heures et demie au cours de la semaine, décision temporaire en vigueur jusqu’au verdict final.


A présent, la mère et ses enfants attendent avec angoisse ce dernier verdict, qui décidera si ces enfants grandiront en tant que juifs ou seront assimilés dans le monde non-juif hongrois. Nous devons faire face à ce stade à des frais particulièrement importants, car il faut continuer à payer les avocats, financer les diverses enquêtes et la traduction de centaines de documents qui servent de preuves au tribunal, ainsi que pourvoir à la location d’un appartement pour la mère et à ses frais courants, afin que les juges puissent certifier qu’elle est apte à obtenir le droit de garde permanent des enfants.


Yad Leahim a donc décidé d’organiser une grande collecte de fonds en faveur de ces enfants juifs qui aspirent à vivre avec leur mère, à retourner définitivement au sein de leur peuple, et à oublier progressivement les événements tragiques qu’ils vivent actuellement.


Comme nous l’avons mentionné, cette affaire a été portée à l'attention du Rav 'Haïm Kanievsky chlita. Son gendre, le Rav Its'hak Koledetsky chlita, a mis l'essentiel des faits par écrit, sous le titre de "Mitsva du rachat des captifs", et Rav ‘Haïm Kanievsky chlita a écrit et signé de sa propre main : « Les faits sont exacts, et tout celui qui accordera une contribution accomplit une immense mitsva pour laquelle il sera grandement récompensé ».


Le frère de la mère, qui la soutient – ainsi que sa famille – avec un dévouement extraordinaire, s’est exprimé cette semaine au moment de l’annonce de la collecte de fonds : « Je remercie Hachem de tout mon cœur... Jusqu’à présent, l’organisme Yad Leahim a mis à notre disposition plus de 100.000 shekels. Nous ressentons une profonde gratitude envers Yad Leahim et envers les membres du peuple d’Israël qui contribuent à cet organisme. A présent, au moment de la décision finale du tribunal, nous avons absolument besoin de votre aide pour que ma sœur puisse continuer à bénéficier des services des meilleurs avocats qui contribueront à obtenir le verdict tant espéré dans les meilleurs délais»

 


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