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« Maman, c’est urgent, viens me sauver ! »

« Maman, c’est urgent, viens me sauver ! » (Enlarge)
Le récit de la conversion  de Sarah, qui a été délivrée la semaine dernière du cœur du village bédouin Reht, diverge quelque peu des nombreux cas dont s’occupent les membres du département de lutte contre l’assimilation de l’organisme YAD LEAHIM. Sarah avait décidé de se convertir à l’islam pour des raisons idéologiques, après avoir été influencée par un organisme musulman inconnu qui œuvre dans le but de convertir les gens à l’Islam. On sait que ses parents tentèrent de la sensibiliser et de lui faire comprendre l’amère erreur qu’elle commettait, mais en vain : Sarah fit la sourde oreille.
Un jour, ses parents remarquèrent qu’elle n’était pas rentrée à la maison après son travail de bénévole à l’hôpital « Barzilaï » d’Ashkelon, sa ville de résidence. Les heures s’étirèrent puis soudain, le téléphone sonna, et Sarah annonça d’une voix sereine et déterminée – qui bouleversa ses parents au plus haut point – qu’elle ne rentrerait plus à la maison, car elle venait d’épouser un Musulman du village de Reht.
Toutes les tentatives amorcées par les parents pour reprendre contact avec leur fille et la persuader de revenir, échouèrent. A un moment donné, sept mois plus tard, la mère réussit à obtenir ses coordonnées. Ce fut le mari musulman qui répondit au téléphone et qui accepta avec réticence de fixer un rendez-vous entre Sarah et sa mère dans la localité de Yad Morde’hai, mais à condition que la mère se présente toute seule. Cette dernière arriva sur les lieux à l’heure convenue et attendit ; mais les heures passèrent, et ni le mari, ni sa fille perdue ne se manifestèrent. Cela ne fit que renforcer ses craintes.
Après une nuit terrifiante peuplée de cauchemars, la mère s’éveilla à l’aube d’une nouvelle journée. Sur son téléphone portable, un SMS désespéré l’attendait. Le message, écrit par sa fille qui semblait se trouver dans la plus grande détresse, était bref : « Maman, appelle-moi en urgence, viens me sauver ! » A cet instant, la mère comprit que ses inquiétudes n’étaient pas vaines. Elle prit immédiatement contact avec l’équipe de YAD LEAHIM et leur raconta l’essentiel de l’histoire.
YAD LEAHIM aida la mère à entrer en contact avec sa fille, afin de savoir à quel moment précis une intervention à Reht serait possible et recueillir un maximum de détails sur le lieu où elle se trouvait.
On rapporte cette semaine à YAD LEAHIM : « A un certain moment, on a réussi à mettre en place une conversation entre la mère, la fille et nous. Nous avons compris qu’il était impératif de mettre prestement une opération en place, car le mari risquait de se manifester à nouveau sous peu. Nous avons alors demandé à Sarah de trouver rapidement un prétexte pour sortir de la maison. Connaissant Reht et ses habitants, et sachant que les femmes vivant dans ce village étaient voilées et couvertes de vêtements noirs de la tête aux pieds, nous avons recommandé à Sarah de mettre des gants blancs pour qu’elle se démarque des autres et que nous puissions la reconnaître ».
Les conditions sur place n’étaient pas favorables, même pour les hommes d’action de YAD LEAHIM habitués à ces interventions. « Les seules informations que Sarah a pu nous transmettre étaient qu’en face de chez elle, se trouvait une maison aux fenêtres brisées et des écuries. C’est  tout ce qu’elle pouvait décrire de son environnement après sept mois sur place », rapporte Dina, membre de l’équipe de YAD LEAHIM.  
Lorsque le véhicule de sauvetage se rapprocha de sa maison, Sarah mouilla quelques vêtements, les plaça dans une bassine et annonça aux membres de la famille qu’elle descendait les étendre. Ce prétexte était indispensable, vu qu’il lui était interdit de sortir seule. Elle emporta un téléphone portable et sa carte d’identité, ainsi que des gants blancs, et sortit dans la  rue. « Dès qu’elle a vu le véhicule de sauvetage, elle s’est mise à agiter furieusement les mains », a raconté la mère qui participait elle aussi à l’opération, afin de pouvoir entourer et rassurer sa fille dès qu’elles seraient réunies. Un des membres de YAD LEAHIM l’identifia alors et cria avec émotion : « La voici, la voici » !
A l’instant où la jeune fille vêtue de noir et enveloppée dans son voile apparut en agitant ses mains gantées de blanc, le signe distinctif convenu, l’atmosphère s’électrisa dans la voiture. « Sarah est entrée dans la voiture et a éclaté en sanglots. Le véhicule s’est engagé rapidement en direction de la sortie du village. Ce n’est qu’à notre arrivée à Ashkelon que Sarah a ôté son voile et changé de vêtements. Nous sommes ensuite allées prendre un petit déjeuner pour nous détendre et réfléchir à la suite des évènements », rapporte la mère, encore sous le choc.
Une heure plus tard, la mère et la fille ont été conduites au poste de police d’Ashkelon, accompagnées par l’équipe de YAD LEAHIM et d’une assistante sociale, pour porter plainte contre le mari musulman. La jeune fille fut ensuite conduite par le véhicule de YAD LEAHIM à un refuge où elle demeure actuellement et où elle maintient une relation étroite avec l’organisme. En parallèle, une demande de protection a été faite auprès des tribunaux.
« A présent, elle est heureuse et rayonnante », témoigne sa mère en toute émotion.
Après avoir repris des forces suite à son sauvetage éclair, Sarah raconta à sa mère et à l’équipe de YAD LEAHIM qu’à Reht, au sein de cette famille bédouine, elle était devenue une domestique. « Son rôle était de nettoyer la maison, de laver le linge à la main sans produit de lessive, et de confectionner chaque jour d’importantes quantités de pitot (pains arabes) », a témoigné la mère.
Dans une interview accordée au journal « Scoop » diffusé dans la région sud du pays, la mère de Sarah a affirmé : « Suite à ces évènements, je m’engage à œuvrer bénévolement pour YAD LEAHIM, afin d’aider les mères qui se trouvent dans des situations similaires ». En parallèle, la mairie d’Ashkelon a décidé d’attribuer un bâtiment qui servira de centre de sauvetage et de secours de l’organisme YAD LEAHIM dans la région sud.
Le directeur de YAD LEAHIM, le Rav Chalom Dov Lifshitz, qui a suivi le sauvetage depuis ses premiers instants, a déclaré cette semaine que « l’insouciance insupportable avec laquelle des jeunes filles d’Israël se laissent prendre dans les filets de ces malfaiteurs doit sortir la  communauté  de son indifférence. C’est un phénomène grave qui prend de plus en plus d’ampleur, et il est impossible de demeurer indifférent », conclut le Rav Lifshitz.
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