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J’ai eu aussi peur qu’on a peur de la mort…

J’ai eu aussi peur qu’on a peur de la mort… (Enlarge)

Elle repose sur son lit d’hôpital, pâle et souffrante. Encore sous le choc du meurtre de sa mère, elle a du mal à croire qu’elle a récupéré sa fille saine et sauve. Après la conclusion de ce terrible drame familial, la jeune fille juive de Beèr Chéva raconte comment elle s’est liée d’amitié avec un jeune Palestinien qui, hier, a tué sa mère, l’a blessée et a kidnappé sa petite fille.

« Tout a commencé lorsque j’avais 16 ans, après la mort de mon père. J’ai connu un jeune Palestinien dans le quartier ou j’habitais avec ma mère et ma sœur. Il paraissait être un garçon agréable. Pas un instant, je n’ai soupçonné qu’il était palestinien. Il parlait parfaitement l’hébreu et tout le monde l’appelait Amir. Dès le début, ma mère ne l’a pas accepté ; elle m’a demandé de le quitter, et cela, avant même de connaître sa véritable identité.

Mais moi, je n’ai pas voulu me séparer de lui. Il me donnait tout ce que je désirais, il était très correct avec la famille et tout le monde le connaissait.

Quand j’ai commencé à le soupçonner, j’ai fait pression sur lui afin qu’il me montre sa carte d’identité ; mais en vain. A un certain moment, j’ai réussi à la voir, et la ma vue s’est assombrie : j’ai découvert qu’il habitait ‘Hevron, et j’ai compris qu’il m’avait trompée. A partir de ce moment, mes problèmes ont commencé.

J’ai essayé de le quitter, mais à chaque fois que je lui parlais de ce sujet, il me menaçait. Il s’est soudainement transformé en un homme que je ne connaissais pas. Mes journées n’étaient que coups et souffrance. Il revenait du travail et me donnait continuellement des ordres.

Après la naissance de ma fille, la situation n’a fait qu’empirer. Il m’a interdit de parler avec mes amies et mes proches parents. Je ne voyais que lui et la maison.

A un certain moment, ma mère s’est adressée à YAD LEAHIM, afin d’essayer de me sauver de cette situation et de me placer dans un appartement secret. Mais il s’est avéré que même là, il m’a suivie.

Quand je suis allée une fois rendre visite à ma mère avec ma petite fille à Beèr Chéva, il me rejoignit à la maison quelques minutes plus tard. Il demanda à voir le bébé ; ma mère lui répondit qu’il n’en était pas question. Il sortit alors un couteau de sa poche et poignarda rageusement ma mère. J’ai essayé de m’enfuir, mais il m’a poursuivie dans toute la maison. Par chance, j’ai réussi à atteindre le téléphone. J’ai composé le numéro de la police et hurlé : « Il nous  tue ! » A ce moment-là, il m’a attrapée, m’a arraché le téléphone des mains et m’a poignardée sur tout le corps. Puis il a pris l’enfant et s’est enfui. Je n’oublierai jamais mes derniers mots : ‘J’ai eu aussi peur qu’on a peur de la mort…’ »

La police arriva à la maison : elle trouva la mère gisant morte et hospitalisa la fille, qui se trouvait dans un état très grave, à l’hôpital Soroka.

Les recherches de la police aboutirent et ils capturèrent le jeune Palestinien. Ainsi, quelques heures plus tard, la petite fille fut rendue saine et sauve à sa famille.

YAD LEAHIM a pris en charge la jeune femme, devenue orpheline de père et de mère, ainsi que sa sœur et le bébé. Actuellement, cette petite famille vit dans un appartement secret.

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